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Title: Etude géochimique et minéralogique du chott de Ain El Beida et de la sebkha d’Oum Erraneb Cuvette de Ouargla - Bas Sahara
Authors: ZATOUT, Merzouk
HACINI Messaoud
Keywords: Etude géochimique
chott de Ain El Beida
sebkha d’Oum Erraneb
Cuvette de Ouargla
Issue Date: 16-Sep-2011
Abstract: De part son importance minière, le Sahara algérien a fait l’objet de plusieurs études géologiques et hydrogéologiques. Les formations profondes du primaire et du secondaire sont bien connues en raison de leur richesse en hydrocarbures et eaux. Cependant, les terrains du tertiaire et particulièrement ceux du quaternaire sont mal connus, surtout à l’échelle locale. La présente étude se veut une contribution à la connaissance d’un type de formations superficielles du Sahara algérien. Il s’agit de la géochimie des milieux de chott et de sebkha, ces écosystèmes qui assurent de multiples fonctions biogéochimiques. L’objet de cette étude géochimique est le chott de Ain El Beida, un chott particulier, situé à proximité d’une grande zone urbaine et entouré d’une vaste palmeraie encore exploitable. Pour réaliser cette étude, un programme d’échantillonnage a été arrêté et exécuté. Des prélèvements des échantillons d’eau à partir de stations soigneusement choisies ont été effectués bimensuellement pendant la période humide de l’année et hebdomadairement durant la période sèche, soit de décembre 2011 à mai 2012. Des mesures physico-chimiques ont été prises in situ lors de l’échantillonnage et d’autres ont été réalisées aux laboratoires. Ainsi, quatre cent trente deux (432) mesures physico-chimiques et chimiques ont été utilisées pour l’étude géochimique du chott. Par ailleurs, cinq sondages ont été effectués à la tarière pour l’étude géologique des formations de surface; et une analyse des données climatiques, couvrant la période de 1982 à 2011, a été réalisée. Ouargla appartient à l’étage bioclimatique saharien à hiver doux, elle est caractérisée par une sécheresse presque permanente et une très forte aridité. La température annuelle moyenne est de 23.82 °C, le minima moyen est en mois de janvier avec 4.47 °C et le maxima moyen est en mois de juillet avec 44.09 °C. L’amplitude thermique annuelle est donc de 39.60 °C. Les précipitations sont faibles et très irrégulières, leur moyenne annuelle est de 42.4 mm. L’insolation est très importante, le cumul annuel est de 3197.3 h/an. L’évaporation est de 12.18 mm par jour. La vitesse moyenne des vents est de 4.68 m/s avec des rafales exceptionnelles. La moyenne annuelle de l'humidité relative est de 41,26%. La topographie du chott est presque plane, la dénivelée est de trois mètres uniquement. Du point de vue géologie de surface, le fond du chott est constitué d’évaporites, de sables et de matière organique sombre et noire non dégradée. Deux niveaux d’évaporites cadrent la couche de matière organique indiquant l’existence d’un épisode semblable à l’actuel précédant le remplissage de la sebkha entre les deux épisodes secs. Un niveau dur, à cristaux très dur, semble omniprésent au niveau du chott. Il est surmonté par les sables et par la matière organique, mais pas par les évaporites. Ce qui témoigne d’un milieu de dépôt très différent de celui de l’actuel (sebkha). Il s’agirait peut être du substratum du chott. L’analyse des données de la densité, de la température de l’air et celle de l’eau, ont révélé une hétérogénéité des eaux du chott aussi bien sur les plans nature physique que comportement temporel. L’étude des relations des températures ambiantes et celles des solutions a montré que les eaux des stations 2 et 4 ne sont pas des eaux superficielles naturelles. L’alcalinité ainsi que sa variation différencient les stations du chott. Le pH est stable aux niveaux de tout le chott, excepté la diminution enregistrée durant le mois de février due à l’activité biologique par le biais de la photosynthèse. Le faciès chimique des eaux du chott d’Ain El Beida n’a pas changé notablement durant l’année, il est chloruré sodique et potassique, à chloruré à pas d’anions dominants. Sa conservation s’explique par la succession des hautes et basses températures, et de plusieurs périodes nuageuses avec parfois des pluies d’une part; d’autre part, par l’arrivage presque permanent et réguliers des eaux de rejets et d’irrigation causant l’avortement de la précipitation continue des sels. Le phénomène de précipitation – dissolution des sels pourrait accompagner la succession des périodes sèches à haute température et d’autres plus courtes de basses températures. Les eaux du chott ne semblent pas s’évaporer progressivement pour atteindre des stades avancés de manière à déterminer la séquence de sédimentation des évaporites. Par ailleurs, les grandes teneurs en sulfates et en magnésium qui forment des sels très solubles expliqueraient cette situation de stabilité de facies chimique. La teneur des chlorures n’enregistrent pas des augmentations notables. Les grandes teneurs en sodium sont accompagnées par des teneurs en magnésium et en calcium non négligeables. Le potassium est présent avec des faibles teneurs. L’Analyse en composantes principales des eaux du chott de Ain El Beida a montré des relations inter-ions majeurs et entre ions majeurs et paramètres physico-chimiques différentes au niveau des stations de prélèvement. L’analyse des indices de saturations des minéraux montre que les eaux du chott sont sursaturées en dolomite, en équilibre par rapport aux sulfates et le reste des carbonates (calcite et aragonite) et proche de la saturation en halite. Enfin, le chott de Ain El Beida est un écosystème très fortement influencé par l’action anthropique. Depuis son installation, le réseau de drainage des eaux de la cuvette de Ouargla qui le traverse par trois canaux, est la source principale de l’influence de l’Homme par les eaux qu’ils véhiculent en permanence. L’inétanchéité des ces canaux a accentué quantitativement cette influence. Les eaux d’irrigation de la palmeraie qui entoure le chott est l’autre source de l’influence de l’Homme, mais cette fois-ci de nature et de qualité différente de la première. Cet anthropisme est davantage compliqué par la variation latérale des lithologies constituant le sous-sol immédiat du chott.
URI: http://hdl.handle.net/123456789/679
ISSN: h
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