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Title: Aspects médico-légaux de violences physiques à l’égard des femmes
Authors: Boubidi Abdelhakim
Hannouna, Nour Elhouda
Koudia, Hibet Allah
Keywords: Violence physique
les Femmes
Médecine légale
Ouargla
ITT
Physical violence
women
forensic medicine
العنف الجسدي
النساء
الطب الشرعي
ورقلة
Issue Date: 2026
Publisher: Université Kasdi Merbah-Ouargla
Abstract: Introduction : La violence envers les femmes constitue un phénomène mondial qui dépasse les frontières géographiques, culturelles, sociales, économiques et ethniques. C’est un véritable problème de santé publique La violence est définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme étant « l’utilisation intentionnelle de la force physique, de menaces à l’encontre des autres ou de soi-même, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque fortement d’entraîner un traumatisme, des dommages psychologiques, des problèmes de développement ou un décès » . Cette définition inclut tous les types et toutes les formes de violence. Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive transversale, basée sur l'évaluation de nombre des femmes victimes de violence physique. L’étude est menée au sein de l’établissement public hospitalier MOHAMED BOUDIAF OUARGLA , dans le service de médecine légale ,s’est déroulée en 03 mois, entre le 01/02/2026 et le 30/04/2026. L’enquête a intéressé l'ensemble des femmes victimes de violence physique ayant consulté au niveau de service de médecine légale de l’EPH Mohammed Boudiaf Ouargla. Résultats : Notre échantillon comportait 170 femmes, La plus grande parties des consultations étaient sur demande des victimes avec un taux de 99% ,Seule 1% des examens était sur réquisition, La majorité des consultations ont été pratiqués durant l’après-midi , avec un taux de 61% de l’ensemble des cas étudiés .En revanche les consultations matinales concernent 39% du collectif des victimes. L’analyse des délais séparant la survenue des faits et la consultation médicolégal révèle que la majorité des victimes a consulté rapidement, 43.5% des examens ont été réalisés un jour après les faits .Un taux non négligeable de 41.2% des victimes a consulté au-delà de cette période, à savoir plus de deux jours après les faits .Les consultations effectuées deux jours après les faits représentent la proportion la plus faible 15.3% . L’âge moyen de la population étudiée était de 34 ,4 ans ± 5 ans avec des extrêmes d’âge de 19 ans à 67 ans. Cette distribution reflète une population relativement jeune, tout en incluant des individus d’âges plus avancés. L’intervalle d’âge le plus inclue est entre 30 à 40 ans. L'échantillon étudié se compose de 80 mariées (47%) et de 40 personnes divorcée (23%) ,avec 19% des femmes célibataire. la majorité sont des femme au foyer (68%) et avec proportion de 13,5% pour les femme employeures, les étudiantes constitues (11.8%) .On note que la plupart des victimes étaient issues d’un milieu urbain (82%), tandis que 18% résidaient en milieu rural.La majorité des répondantes 21,2% n’ont aucun enfant. Les femmes ayan 1 enfant représentent 6.5%, celle ayant 2 enfants 8.2% , 3 enfants 5.9% , 4 enfants 1.8% , 5 enfants 5.3% , 6 enfants 1.8% et 7 enfants 0.6% . Les résultats montrent que le conjoint est le principal auteur des violences, cité dans 56.5% des cas .les membres de la famille occupent la deuxième position aves 21.2% des cas .Enfin les ex-conjoints sont les moins fréquemment rapportés, avec 3.5% des cas .Aussi le domicile constitue de loin le principal lieu de survenue des violences, avec 77% des cas . La voie publique arrive en deuxième position avec 14.1%. Les violences survenues en résidence universitaire représentent 5.3% des cas.Ce résultat montre que les violences se produisent majoritairement au domicile. On note la diversité des formes de violence recensées, avec une prédominance des armes naturelles qui représentent 62% des cas .Elles sont suivies par les armes contondantes avec 27% et la projection contre un plan dur (7%) , l’arme tranchante(3%),et l’arme brûlante (1%). répartition montre une prédominance des atteintes au niveau des membres, touchant 45.3% de l’effectif global.Les traumatismes isolés de l’extrémité céphalique arrivent en deuxième position avec un taux de 30.6 %. Par ailleurs, 5.3% des sujets examinés présentaient des lésions au niveau de cou. L’atteinte de tronc était la moins fréquente avec un taux de 3.5%. Parmi les lésions constatées, les contusions indépendantes constituent la majorité des cas avec un pourcentage estimé à 49.7%, suivi par des plaies avec un taux de 29.1% .Dans 15.3% des cas les lésions n’étaient pas visibles .Les fractures et les brulures constituent les catégories les moins fréquente avec un pourcentage de 4.7% et 1.2% respectivement . La très grande majorité des cas étudiés bénéficie d’une ITT de courte durée ( moins de dix (10) jours ), elle représente 66.5% des cas .Les ITT de longue durée ( plus de 15 jours), restent très minoritaires , ils concernent juste 3.5% des cas .La grande majorité des cas avec 98% ont reçue des soins ambulatoires ou des examens externes sans nécessité d’une admission à l’hôpital. La très faible minorité de l’échantillon soit 2% représente les patients dont l’état de santé après l’agression a nécessité une prise en charge hospitalière. La grande majorité des patients n’a bénéficié d’aucune orientation vers un spécialiste avec un taux de 89.4%.Parmi les moindre patients ayant bénéficié d’une orientation spécialisé, la traumatologie arrive en tête avec un taux de 4.1% , suivie de l’ophtalmologie 2.4% , et en dernier la psychologie et l’ORL avec un taux de 1.8%. Conclusion: La violence faite aux femmes est un phénomène universel. Elle est classée un problème de santé publique par L’OMS. L’Algérie depuis de longues années a parcouru du chemin dans le processus de la lutte contre la violence faite aux femmes. Mais, ce phénomène demeure encore omniprésent et fréquent dans notre société.
Violence against women is a global phenomenon that transcends geographical, cultural, social, economic, and ethnic boundaries. It is a genuine public health problem. Violence is defined by the World Health Organization (WHO) as "the intentional use of physical force or threats against oneself or another, against a group or community, that results in, or has a high likelihood of resulting in, injury, psychological harm, developmental problems, or death." This definition includes all types and forms of violence. Materials and Methods: This is a descriptive cross-sectional epidemiological study based on an assessment of the number of women who are victims of physical violence. The study was conducted at the Mohamed Boudiaf Ouargla Public Hospital, in the forensic medicine department, over a three-month period, from February 1, 2026, to April 30, 2026. The survey included all women who were victims of physical violence and who consulted the forensic medicine department at the Mohammed Boudiaf Hospital in Ouargla. Results: Our sample comprised 170 women. The vast majority of consultations (99%) were at the victims' request. Only 1% of examinations were requisitioned. The majority of consultations took place in the afternoon (61%). In contrast, morning consultations were conducted in the morning for 39% of the victims.Analysis of the time elapsed between the incident and the forensic medical examination reveals that the majority of victims sought medical attention promptly; 43.5% of examinations were conducted one day after the incident. A significant percentage, 42.2%, consulted after this period, more than two days after the incident. Consultations conducted two days after the incident represent the lowest proportion, at 15.3%.The average age of the study population was 34.4 years ± 5 years, with an age range of 19 to 67 years. This distribution reflects a relatively young population, while also including some older individuals. The most represented age group was between 30 and 40 years. The sample studied consisted of 80 married women (47%) and 40 divorced women (23%), with 19% being single women. The majority are housewives (68%), followed by female employers (13.5%) and female students (11.8%). Most victims came from urban areas (82%), while 18% resided in rural areas. The majority of respondents (21.2%) have no children. Women with one child represent 6.5%, those with two children 8.2%, three children 5.9%, four children 1.8%, five children 5.3%, six children 1.8%, and seven children 0.6%.The results show that the spouse is the primary perpetrator of violence, cited in 56.5% of cases. Family members are the second most common perpetrator, accounting for 21.2% of cases. Ex-spouses are the least frequently reported, representing 3.5% of cases. The home is by far the most frequent location for violence, accounting for 77% of cases. Public spaces are the second most common location, with 14.1%. Violence occurring in university residences represents 5.3% of cases. This result demonstrates that violence occurs predominantly in the home. The diversity of forms of violence recorded is noteworthy, with a predominance of natural weapons, representing 62% of cases. These are followed by blunt weapons (27%), throwing against a hard surface (7%), bladed weapons (3%), and burning weapons (1%). The distribution shows a predominance of injuries to the limbs, affecting 45.3% of the total number of cases. Isolated head injuries are the second most common, at 30.6%. Furthermore, 5.3% of the subjects examined presented with neck injuries. Trunk injuries were the least frequent, at 3.5%. Among the observed injuries, independent contusions constituted the majority of cases, at an estimated 49.7%, followed by wounds at 29.1%. In 15.3% of cases, the injuries were not visible. Fractures and burns were the least frequent categories, at 4.7% and 1.2%, respectively.The vast majority of cases studied resulted in a short-term temporary incapacity for work (ITT) (less than ten (10) days), representing 66.5% of cases. Long-term ITTs (more than 15 days) remain very rare, affecting only 3.5% of cases. The vast majority of cases, 98%, received outpatient care or external examinations without requiring hospital admission. The very small minority in the sample, 2%, represents patients whose health status after the attack hospitalization was required. The vast majority of patients, at 89.4%, did not receive a referral to a specialist. Among the few patients who did receive a specialist referral, traumatology was the most frequent, at 4.1%, followed by ophthalmology at 2.4%, and then psychology and ENT at 1.8%. Conclusion Violence against women is a universal phenomenon. It is classified as a public health problem by the WHO. Algeria has made significant progress in the fight against violence against women over the years. However, this phenomenon remains pervasive and frequent in our society.
المقدمة يُعد العنف ضد المرأة ظاهرة عالمية تتجاوز الحدود الجغرافية والثقافية والاجتماعية والاقتصادية والعرقية ، كما يمثل مشكلة حقيقية تتعلق بالصحة العامة وتُعرّف منظمة الصحة العالمية العنف بأنه "الاستخدام المتعمد للقوة البدنية أو التهديد بها ضد الذات أو ضد شخص آخر، أو ضد مجموعة أو مجتمع، مما يؤدي أو من المرجح جداً أن يؤدي إلى إصابة أو ضرر نفسي أو مشاكل نمائية أو الوفاة". ويشمل هذا التعريف جميع أنواع وأشكال العنف المواد والطرق تُعد هذه الدراسة وبائية وصفية مقطعية تعتمد على تقييم أعداد النساء اللواتي تعرضن للعنف الجسدي. أُجريت الدراسة في مستشفى "محمد بوضياف" العام في ورقلة، وتحديداً في قسم الطب الشرعي، وذلك على مدار ثلاثة أشهر، في الفترة الممتدة من 1 فبراير 2026 إلى 30 أبريل 2026. وشمل المسح جميع النساء اللواتي وقعن ضحايا للعنف الجسدي وراجعن قسم الطب الشرعي في المستشفى المذكور النتائج شملت العينة 170 امرأة. وقد تمت الغالبية العظمى من حالات المراجعة (99%) بناءً على طلب الضحايا أنفسهن، بينما لم تتجاوز نسبة الفحوصات التي تمت بناءً على طلب رسمي (إحالة) 1%. وجرت معظم المراجعات في الفترة المسائية (61%)، في حين تمت المراجعات الصباحية لـ 39% من الضحايا. وكشف تحليل الفترة الزمنية الفاصلة بين وقوع الحادثة وإجراء الفحص الطبي الشرعي أن غالبية الضحايا سعين للحصول على الرعاية الطبية بشكل فوري؛ إذ أُجريت 43.5% من الفحوصات بعد يوم واحد من الحادثة. وفي المقابل، راجعت نسبة كبيرة (42.2%) القسم بعد هذه الفترة، أي بعد مرور أكثر من يومين على الحادثة، بينما مثلت المراجعات التي تمت بعد يومين من الحادثة النسبة الأقل، بواقع 15.3%. وبلغ متوسط عمر المشاركات في الدراسة 34.4 سنة (± 5 سنوات)، وتراوحت الأعمار بين 19 و67 سنة؛ ويعكس هذا التوزيع فئة عمرية شابة نسبياً، مع وجود بعض الحالات لأفراد أكبر سناً، وكانت الفئة العمرية الأكثر تمثيلاً هي تلك التي تتراوح بين 30 و40 عاماً. تألفت العينة المدروسة من 80 امرأة متزوجة (47%) و40 امرأة مطلقة (23%)، بينما بلغت نسبة النساء العازبات 19%. تُشكل ربات البيوت الغالبية العظمى (68%)، تليهن النساء العاملات لحسابهن الخاص (13.5%) والطالبات (11.8%). وقد جاءت معظم الضحايا من المناطق الحضرية (82%)، بينما أقامت 18% منهن في المناطق الريفية. ولا يوجد أطفال لدى غالبية المشاركات (21.2%)، في حين بلغت نسبة النساء اللواتي لديهن طفل واحد 6.5%، وطفلان 8.2%، وثلاثة أطفال 5.9%، وأربعة أطفال 1.8%، وخمسة أطفال 5.3%، وستة أطفال 1.8%، وسبعة أطفال 0.6%. وتُظهر النتائج أن الزوج هو المرتكب الرئيسي للعنف، حيث ذُكر في 56.5% من الحالات، يليه أفراد الأسرة بنسبة 21.2%، بينما جاء الأزواج السابقون في المرتبة الأخيرة بنسبة 3.5% من الحالات. ويُعد المنزل المكان الأكثر شيوعاً لوقوع العنف بفارق كبير، إذ شهد 77% من الحالات، تليه الأماكن العامة بنسبة 14.1%، ثم السكن الجامعي بنسبة 5.3%. وتُثبت هذه النتيجة أن العنف يقع في الغالب داخل المنزل. وتجدر الإشارة إلى تنوع أشكال العنف المسجلة، حيث سادت حالات استخدام "الأسلحة الطبيعية" (أي أجزاء الجسم) بنسبة 62%، تليها الأسلحة غير الحادة (27%)، ثم الارتطام بأسطح صلبة (7%)، والأسلحة الحادة (3%)، وأخيراً وسائل الحرق (1%). كما يُظهر توزيع الإصابات شيوع إصابات الأطراف، التي شملت 45.3% من إجمالي الحالات، تليها إصابات الرأس المنفردة بنسبة 30.6%. وعلاوة على ذلك، عانت 5.3% من الحالات من إصابات في الرقبة، بينما كانت إصابات الجذع هي الأقل تكراراً بنسبة 3.5%. ومن حيث نوع الإصابات المرصودة، شكلت الكدمات المستقلة الغالبية العظمى بنسبة تقديرية بلغت 49.7%، تليها الجروح بنسبة 29.1%، في حين كانت الإصابات غير مرئية في 15.3% من الحالات. كانت الكسور والحروق أقل الفئات شيوعاً، بنسبة 4.7% و1.2% على التوالي. وقد أدت الغالبية العظمى من الحالات المدروسة إلى عجز مؤقت قصير الأمد عن العمل (أقل من عشرة أيام)، حيث مثلت هذه الحالات 66.5% من الإجمالي. وفي المقابل، ظلت حالات العجز المؤقت طويل الأمد (أكثر من 15 يوماً) نادرة جداً، إذ اقتصرت على 3.5% فقط من الحالات. وتلقت الغالبية العظمى من الحالات (98%) رعاية خارجية أو خضعت لفحوصات دون الحاجة إلى دخول المستشفى، بينما مثلت نسبة ضئيلة جداً من العينة (2%) المرضى الذين استدعت حالتهم الصحية دخول المستشفى عقب الاعتداء. ولم تتلقَّ الغالبية العظمى من المرضى (89.4%) إحالة إلى طبيب مختص؛ أما بالنسبة للمرضى القلائل الذين حصلوا على إحالة، فقد كانت تخصصات جراحة الإصابات (الرضوح) هي الأكثر شيوعاً بنسبة 4.1%، تليها طب العيون بنسبة 2.4%، ثم علم النفس وطب الأنف والأذن والحنجرة بنسبة 1.8%. الخلاصة يُعد العنف ضد المرأة ظاهرة عالمية، وتصنفه منظمة الصحة العالمية باعتباره مشكلة صحية عامة. وقد أحرزت الجزائر تقدماً ملحوظاً في مكافحة العنف ضد المرأة على مر السنين؛ ومع ذلك، لا تزال هذه الظاهرة مستمرة
Description: Docteur en médecine
URI: https://dspace.univ-ouargla.dz/jspui/handle/123456789/41423
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